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Histoires d’une parenthèse #1

Parce que derrière Carnet Prune, il y a moi, certes, mais il y a aussi vous. Et pendant ces deux mois de confinement, nous nous sommes beaucoup confié.e.s par messages privés sur Instagram. Sur vos peurs, vos doutes, vos révélations, vos projets, vos épanouissements ! Des histoires en pagaille, de belles retrouvailles et de beaux messages d’espoir.

Parce que Carnet Prune c’est aussi vous, et que vos histoires sont tout aussi importantes que les miennes. Elles sont vivantes, puissantes et pleines de sagesse. J’ai recueilli pendant une semaine vos témoignages, ce que le confinement vous a apporté de positif dans vos vies et en voici donc le premier volet (il y en aura un deuxième) aujourd’hui. Merci pour votre confiance, merci pour vos histoires, merci d’être là. Vous êtes si positifs.ves et inspirant.e.s, vos histoires méritaient d’être partagées, alors les voici ♥︎


Florine, redécouvrir la vraie vie

Pour ma part, je suis confinée dans le 15e à Paris avec mon copain avec qui je suis depuis 4 ans. Nous sommes tous les deux en télétravail à la maison. 
J’appréhendais énormément cette période de confinement, pour moi même, et pour mon couple. J’avais mal vécu la période de grève en décembre qui nous avait obligés à rester en quelques sortes « bloqués chez nous » bien que nous restions libres de sortir. Et j’appréhendais donc énormément cette nouvelle période de télétravail et d’assignation à domicile. 
Quasiment 2 mois après le début du confinement, j’appréhende désormais beaucoup le retour à la vie normale. J’ai réalisé pendant ce temps de pause que j’aimais être chez moi plus que tout, que je m’y sentais bien et que j’arrivais à me contenter sur la durée d’occupations simples telles que cuisiner, regarder des films (même tous les soirs), jouer aux jeux de société avec mon chéri. Je me sens apaisée car même si j’aime beaucoup ma vie, ma famille et mes amis, je me suis rendue compte que le dynamisme de notre vie à 100km/h était palpitant mais parfois générateur de stress également. Pour te donner un exemple, début février, absolument tous nos week-ends jusqu’au mois de mai étaient déjà réservés avec des week-ends entre amis, des sorties familiales. Quand je me retrouvais à discuter avec des amis hors de Paris et que la question se posait « on se voit quand ? On se prévoit un week-end bientôt ? » je me retrouvais bloquée sans créneau à proposer avant des mois et c’était une source d’angoisse même s’il est dur de se plaindre d’avoir une vie sociale remplie. 


J’ai l’impression que c’est l’histoire de ma vie de Parisienne depuis 5 ans. N’avoir le temps de rien. Parfois avec mon chéri les semaines passent et entre nos boulots respectifs, ses sorties avec ses amis, les miennes et nos sorties communes, on arrive régulièrement à la fin de la semaine en se disant qu’on s’est simplement croisés et qu’on n’a pas trouvé le temps de se poser tous les deux. 
Alors cette période de confinement est arrivée comme une bénédiction pour enfin vivre simplement (économiser de l’argent au passage), ne plus se poser de questions sur le lendemain : « Bon les amis, dans quel bar on se retrouve ? Quelle heure ? Quel arrondissement ? Charlotte préfère le 11eme et ne peut que mardi. Marie préfère le 17ème et peut tous les jours sauf mardi… ». Ces conversations WhatsApp de 132 messages en une heure pour essayer de s’arranger à 6 pour se retrouver un soir dans la semaine. Et ces conversations WhatsApp sont aussi nombreuses qu’on a de groupes d’amis. Maintenant nous nous voyons en visio et je crois même que l’on communique plus qu’avant. Nous jouons à des jeux en ligne tous ensemble et nous rigolons beaucoup. Il en est de même avec nos familles avec qui nous parlons beaucoup plus régulièrement qu’auparavant. Les mamies ont même appris à se servir de la visio pour l’occasion, ça c’est une avancée !!
Depuis le 17 mars. Tout est simple. Nos soirées se suivent et se ressemblent : vers 19h30 on arrête de travailler, on fait du sport, on prépare le dîner et dînons en amoureux, et ensuite on regarde la TV ou on fait un jeu de société. J’ai appris à aimer cette routine et à me rendre compte que c’était aussi ça le bonheur. J’ai pu renouer avec des émissions que j’adorais étant petite comme « la carte aux trésors » mais que je ne regardais plus par manque de temps. 

L’immeuble dans lequel nous vivons est aussi plus vivant, on entend des enfants, de la vie, de la musique sortir des fenêtres, la petite fille du dessus jouer, alors qu’on avait parfois l’impression d’être les seuls à vivre ici avant. Un soir, j’ai pris une photo de tout l’immeuble éclairé. C’est fascinant. Chaque soir des dizaines et dizaines d’appartements sont éclairés et vivent à l’intérieur. Le reste de l’année, la plupart des lumières sont éteintes. 
Les week-ends c’est jeux de société, cuisine, et détente. Nous avons des week-ends durant profité de notre appartement, passé des heures à lire ou écouter de la musique sur le balcon (quand on a pris cet appartement il y a 3 ans on était ravis d’avoir un balcon et nous avons réalisé que nous n’y allions que très rarement car nous sommes absents la plupart des week-ends). Nous avons aussi trié nos affaires, fait du rangement, bref tout ce que l’on avait pour projet de faire depuis des années mais que l’on repoussait à plus tard. J’ai hâte de revoir mes amis et ma famille certes et de reprendre des activités plus variées, mais cette période m’a fait beaucoup de bien et avec mon chéri, nous avons décidé à l’avenir d’essayer de réserver davantage de moments simples comme ceux là. Nous avons décidé de « lever le pied » en quelque sorte. 

Loin de nous avoir éloignés ou fait réaliser que nous ne pouvions pas nous supporter, ce confinement nous a prouvé que nous étions réellement faits l’un pour l’autre et qu’il allait être très dur de se séparer pour aller chacun dans notre entreprise respective à l’avenir. Nous appréhendons de devoir reprendre nos vies normales et de ne plus nous voir H24 / 7Jours/7. 
Finalement ce confinement forcé c’était un peu la vraie vie. Dormir davantage, être moins fatigués, se faire des pauses bisous toutes les heures, apprécier les choses les plus simples et se coucher en se disant que demain on remettait ça tout pareil :)

J’ai conscience de la dureté de la situation et du fait que si j’ai vécu cette période sereinement, c’est que personne n’était malade autour de moi. Je suis contente que le confinement arrive à sa fin mais je garderai quoi qu’il en soit cette parenthèse de vie dans mon coeur comme une période remplie d’amour, d’amitié, de solidarité et de simplicité. 


Anaïs, le positif, rien que le positif

Suite à la mise en place de ta messagerie pour les histoires positives du confinement, voilà la mienne …

Le premier point positif a été de ne pas retourner à mon travail : ce n’est pas que je n’aime pas travailler, loin de là, mais les gens dans la société pour laquelle je travaille sont nocifs, toxiques, et m’avaient descendue plus bas que terre alors que je ne me laisse pas facilement abattre. Avec le confinement, j’ai donc pu déconnecter, reprendre goût à ma vie, sourire, et souffler !

Second point, le sport ! Me mariant l’année prochaine, j’avais pris le rythme d’aller après le boulot à la salle de sport 2 fois par semaine. Hors là, j’en fais 3 fois, beaucoup plus longtemps puisque j’ai du temps ! Je peux mettre ma musique à fond dans mon appartement et me dépenser comme il faut ! J’en ai même perdu 4 kilos !

Troisième point, j’ai pris le temps d’appeler les gens de ma famille dont je n’ai que trop peu de nouvelles. Ça fait du bien, de renouer davantage les liens avec des tantes, des cousins etc…

Quatrième point en lien avec le premier, j’ai pu penser à moi, à ce que je voulais réellement faire de ma vie, et surtout quel boulot pour quitter celui qui ne me rend pas heureuse. J’ai envoyé une quarantaine de candidatures et c’est sur la bonne voie car j’ai été contacté par plusieurs structures ! Affaire à suivre…

Cinquième point, comme je l’ai dis plus tôt, je me marie l’année prochaine et donc nous avons eu pas mal de temps pour regarder ce que nous voulions vraiment, en terme de déco, de gâteau, de musiques… Nous avons même eu le temps de commencer à faire de la déco nous-même !

Sixième et dernier point, j’ai instauré un petit rituel gourmand, celui de faire un pâtisserie le week-end ! Et donc au programme pour dimanche midi, la tarte poire chocolat de ma maman . Ce rituel qui fait tant plaisir à Monsieur (et à moi aussi je l’avoue) restera après toute cette période !

Donc en effet, le confinement m’a personnellement fait énormément de bien. Je compte n’en garder que le positif parce qu’en vrai, tous mes proches sont en bonne santé, et ça, ça n’a pas de prix !


Hélène, la vie est précieuse

Je suis en couple avec mon amoureux depuis un peu plus de 7 ans. Et ce confinement nous a permis de nous dire combien nous étions fiers de notre métier (infirmiers tous les deux), de continuer à nous battre pour faire le faire reconnaître à sa juste valeur. J’ai une pointe de féminisme en moi, et à force d’échanges, je réalise que lui aussi aimerait que les femmes soient reconnues à titre égal aux hommes. Je suis fière de lui, fière de nous et de finir cette période difficile avec lui.

Et le 21 avril, devant Cyril Lignac, en birkenstock (je te le dis parce que je me suis dis « merde j’suis en birk ! »), il m’a demandé le plus naturellement possible, si je voulais l’épouser.

Bref, ce confinement aura été professionnellement enrichissant et personnellement merveilleux. Nos familles et amis nous manquent mais nous prenons que le positif, et essayons de nous dire que nous les reverrons en temps voulu pour se re-re dire qu’on s’aime et que la vie est précieuse.


Manon, se retrouver et faire la paix

Avant de présenter en quoi ce confinement a été bénéfique pour moi, voici quelques lignes de contexte afin de comprendre.

2011, A la sortie du lycée, mon cœur balance entre deux voies professionnelles correspondant à mes 2 passions : École de cirque et de spectacle ou bien école de Sage-Femme. Les rencontres et opportunités s’enchainent et me voici en train de débuter une école de management du tourisme et des activités culturelles. Mon rêve alors : Travailler pour des spectacles ou événements fédérateurs, créateurs d’émotions, de frissons, d’échanges humains et créateurs de liens !

J’enchaine les stages dans des festivals caritatifs et autres événements culturels. LE KIFF !

2014, Je poursuis en Master Management des événements et marketing événementiel ou je ressens une certaine « pression » m’encourageant à effectuer un stage à Paris. Je « monte » donc à la capitale et fais mon stage de fin d’études dans une petite agence événementielle familiale. Je ne travaille pas pour des événements culturels mais j’ai la chance d’avoir des clients géniaux avec de belles valeurs. Je suis embauchée en CDI à la fin de mon stage, génial !

2017 : L’agence est rachetée par une plus grosse agence. Mon environnement change et mes projets également. Je travaille davantage pour des séminaires médicaux et conventions pharmaceutiques… Je ne me retrouve plus beaucoup dans ce métier et commence à réfléchir au changement, je suis en quête de sens.

2018, mon petit frère tombe malade et je passe mes weekends à l’hôpital pendant 1 an. Je ne me pose plus de questions pros, je garde mon job pour des raisons financières mais je m’en fiche de travailler pour des marques qui éthiquement ne me plaisent pas. J’ai d’autres chats à fouetter ! Cette épreuve très compliquée fait prendre du recul et me fait me rendre compte que le travail m’a éloignée de ce qui comptait le plus pour moi : la famille, les relations humaines…

2019, Mon petit frère rejoint les étoiles et les arcs-en-ciel. Je passe les détails perso sur ce tremblement de terre dans ma vie, mais même le porridge au chocolat coco ne me remonte pas le moral, c’est pour dire ! Je ne trouve plus du tout de goût à la vie, plus d’objectifs, plus de projets… Je suis perdue.

Mon prof de cirque, me conseille de tester le Yoga pour calmer mon esprit et « trouver le bonheur au fond de mon cœur ». Je l’écoute et… Coup de foudre !!! Je me rends compte que tout ce que j’essayais de mettre en place dans ma vie (Respect de son corps par l’alimentation, la souplesse et le sport, le lâcher prise, la bienveillance, soucis pour la planète et pour les Hommes…) toutes mes petites actions séparées, en fait, se regroupent dans une discipline : le Yoga !

Je pratique 6 mois intensifs, je reprends un peu des forces et alors, quitte mon CDI, crée mon statut de Freelance ! Je pars en retraite de yoga et méditation seule dans les montagnes de l’Atlas pendant 15 jours… et BOOM, révélation ! Ma vie, c’est ça ! C’est la bonne humeur, l’optimisme, la bienveillance, l’acceptation des émotions et de la tristesse… La philosophie du Yoga !

2020, je débute en Freelance dans l’événementiel.

CONFINEMENT ! L’événementiel est à l’arrêt… YOUHOU, première fois en 5 ans que j’ai plus de 2 jours passés chez moi. Je sur-aime le confinement. Je travaille encore 2 jours par semaine et le reste, je cuisine, je fabrique mon produit vaisselle, fait des puzzles, lis HP, et je pratique le yoga en mode intensif ! Je teste tous les types de yoga possibles et inimaginables. Je fais des retraites online, j’achète des programmes de formation… Bref, j’ai du temps pour moi ! Je me remets à étudier le corps de la femme (podcasts et émissions), l’accouchement naturel, les différents métiers autour de la maternité… Je pleure à chaque témoignage ou vidéo de sage-femme, me dit que c’est le plus beau métier du monde… Mais j’ai le temps d’y réfléchir et de me poser…

J’ai le temps de me rendre compte de ce qui me fait du bien et ce qui m’émeut… J’ai le temps de transformer toutes ces idées en projets…

LE PROJET (ah oui, enfin, c’est pas trop tôt…) Le Yoga m’a sorti de ma torpeur ! En vrai, j’y suis encore un peu, mais ça fait moins d’un an que j’ai perdu une grosse partie de moi alors je suis indulgente avec moi-même. Ça ne sera plus jamais pareil, j’en ai conscience, la différence c’est que maintenant, j’avance avec ça. Je profite du confinement pour me former 1) au yoga 2) au « féminin sacré » et tout ce qui entoure la maternité et le corps de la femme. Je renoue avec l’un de mes premiers centres d’intérêts en passant par le chemin du Yoga.

À court terme : Je projette une formation de professeur de Yoga dès que possible pour pouvoir enseigner ce mode de vie et pouvoir aider à mon tour des gens qui se sentent perdus comme je l’étais il y a 1 an.

À moyen terme : Approfondir mes connaissances dans la femme, le yoga pré-natal, le yoga parent/enfant, l’accompagnement au maternage…

À long terme : Avoir une maison en Bretagne en pierre avec des volets bleus et au fond du jardin plein de fleurs sauvages il y a un petit studio de Yoga où j’accueille des gens pour partager des cours, des séjours, des soirées… Le studio portera bien sûr le nom de mon frère ! Oui, je m’emballe, mais on ne sait jamais…

Je pense sincèrement que sans le confinement, je n’aurais jamais eu le temps de repenser ma vie professionnelle et personnelle. Je suis très triste que tout cela ait pu se faire aux dépens de la santé de milliers de personnes… Mais je suis très reconnaissante d’avoir pu avoir ce temps pour moi-même ! J’espère très très fort que le retour « à la normale » va se faire avec des prises de conscience (notamment écologiques) !


Charlotte, apprendre à s’écouter

J’ai commencé par avoir pas mal d’angoisses quand tout a commencé. Je venais de m’éloigner d’un garçon que je commençais à beaucoup apprécier et auquel je m’étais attachée. Cette mini rupture sentimentale a fait ressortir de grosses craintes et des questions difficiles à gérer. Et si je n’ai pas pu arranger les choses avec lui comme je le souhaitais, j’ai suivi son envie de souffler, encore plus pendant le confinement. Il y a eu des moments plus difficiles (vraiment !) et mon caractère idéaliste et têtu fait que j’ai encore l’espoir de finir sur une meilleure note, mais je suis fière d’avoir plus ou moins réussi à m’éloigner d’une attache pour me recentrer sur moi-même.

J’ai appris à mieux me connaître, à m’écouter et davantage accepter mes émotions quelles qu’elles soient. Un vrai point fort pour la suite ! Positive et optimiste, j’ai savouré chaque petit bonheur encore plus intensément dans cette parenthèse.

De talents culinaires en talents sportifs, je me suis surprise à trouver l’envie, le courage et surtout la motivation qui me manquaient parfois. Je dessine donc ma ligne d’abdos, motivée par la présence virtuelle de mon petit groupe d’amis fit en visio, avant de me plonger avec passion dans une pâte à cookies et des pancakes fluffy ! Faute de voyages, j’ai partagé d’autres émotions dans des livres merveilleux, des films et des séries -et même dans The Circle -oui oui- dans l’écriture, la musique (jusqu’à celle de Vianney ce matin qui symbolise on ne peut mieux le positif de nos confinements admettons-le), les apéros à distance entre amis et tutti quanti j’en oublie. J’ai même pu cocher un vœu de ma bucket-list en faisant aussi de ce confinement une coloc’ du bonheur avec une amie en or moi qui en rêvait depuis Friends ! Pas de grandes révélations donc pendant ce confinement mais de jolis petits pas vers un bel avenir plein de soleil !


Lucile, une vraie renaissance

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce mail, mais je l’ai noté ce matin dans ma  » to do list « , alors me voilà lancée… 
Étonnamment, ce confinement a été pour moi une véritable RENAISSANCE. Depuis des mois, je vivais une situation très délicate sur plusieurs points. Je n’étais pas épanouie dans mon métier, j’enchaînais de violentes crises abdominales, sans que les médecins en trouvent la cause (nombreux passages aux urgences, examens médicaux, prises de sang, etc.), je souffrais également de troubles du comportement alimentaire. BREF, je n’étais pas heureuse et épanouie, mais je ne m’en rendais pas compte sur le moment car je ne communique pas facilement, je peine à mettre des mots sur ce que je ressens, alors je garde pour moi et je souffre intérieurement.

Peu avant le confinement, j’ai fait appel à une coach en nutrition et en développement personnel afin de me guérir de mes TCA. Cela fait des années que mon rapport à l’alimentation est très compliqué, mais encore une fois, j’ai tout gardé pour moi et je n’osais pas en parler ni l’accepter. Grâce à cette personne, je retrouve petit à petit un rapport sain et serein avec mon alimentation (et mon corps), et j’ai enfin pu en parler à mes proches, qui m’écoutent et me rassurent. Même si le chemin est encore long avant de parvenir à être totalement débarrassée de ces troubles, je parviens désormais à me faire plaisir au quotidien, sans culpabiliser (pour un fruit ou un carré de chocolat noir). Ce confinement m’a permis de me reconnecter à moi-même, de comprendre qui j’étais et ce que je voulais véritablement dans la vie. Certes, cela n’a pas été facile tous les jours, d’autant plus que j’ai vécu ce confinement seule, mais j’avais véritablement besoin de cela. Je me suis également découverte comme étant une personne hypersensible, capable de m’exalter devant un coucher de soleil depuis la vue de mon balcon ou bien face à un brin de muguet lors de mes promenades solitaires. J’ai aussi développé ma créativité. Mes humeurs sont souvent changeantes, mais je l’accepte et je relativise.

J’ai appris beaucoup de ce confinement. J’ai appris qu’un chemin, un parcours, ne pouvait être totalement lisse et sans embûche. Alors j’ai accepté l’imperfection et la vulnérabilité. J’ai appris que c’est notre perception des événements qui détermine notre état d’esprit. Alors j’ai choisi de devenir  positive et optimiste, quelle que soit la situation, même la plus douloureuse et inconfortable. J’ai appris que j’étais 100% responsable de mes choix et de mes actes, alors j’ai choisi de me pardonner et d’avancer car je sais désormais que je suis dans la bonne voie !


Justine, une magnifique solidarité

Quand j’ai vu ton appel dans tes stories pour raconter notre « parenthèse confinée », je me suis dit que c’était pour moi. Tu en parlais encore il y’a quelques jours, de tes followers « dans l’ombre », celles qui likent et commentent peu. J’en fais partie ! Mais cette fois, j’avais envie de parler de mon confinement.

Mon confinement, il a pris une sacrée tournure dans la nuit du 1er au 2 mai. Mon immeuble du 14eme arrondissement de Paris a brûlé. Mais c’est pas le début de mon histoire.

Le début, c’est quand chaque soir à 20h depuis le 15 mars, mes voisins et moi, on applaudit à notre fenêtre ! On n’est pas si nombreux que ça, tout le monde s’est confiné en province ! Mais en face de ma fenêtre, dans la fenêtre de l’autre côté de la rue, y’a la petite famille d’Anne-Sophie, dont je ne connais pas encore le nom. On se voit tous les soirs en face à face alors qu’on s’était jamais vues avant, et pourtant on peut pas rater le vis à vis ! 

Et puis, un soir, on commence à se dire bonjour, puis le lendemain à échanger quelques mots, et puis un dimanche ensoleillé, on discute 1h en criant à travers la rue ! Et puis finalement tous les soirs, on discute, on papote, on échange nos recettes … les gens du quartier commencent à nous repérer parce qu’à chaque fois qu’ils passent sous nos fenêtres on échange des recettes de quiches et de cakes salés. 

Et puis y’a la nuit du 1er mai. Celle où, à 3h du matin, je sors de chez moi en pyjama car mon immeuble prend feu. Réveil brutal. Un mégot mal éteint il parait. Et en face, y’a Anne-Sophie qui, affolée, me crie de sortir, et surtout me dit de monter chez elle pour pas rester sur trottoir, dans le froid. Alors là, la distanciation sociale, on oublie … toute la nuit, de sa fameuse fenêtre qui fait face à la mienne, je regarde les pompiers s’acharner et finalement maîtriser le feu 3h plus tard. Par je ne sais quel miracle, mon appartement est toujours debout et je n’ai rien perdu (a part une paire de rideau qui sentait vraiment trop le cramé). C’est peut être grâce à la tisane réconfortante « nuit tranquille » qu’Anne-Sophie m’a offerte à 3h du matin, et même que ça nous a fait marrer. 

J’ai eu la peur de ma vie, mais le confinement m’a permis de rencontrer des voisins en or. Anne-Sophie bien sûr, mais aussi Benjamin son mari, et leur petite Lilie. Ceux qui 5 jours après, me font à manger tous les midis pour pas que je reste seule chez moi et qui m’offre la douche car l’immeuble n’a plus d’eau en attendant un début de reconstruction…

Alors contre toute attente, ce confinement, je dirais qu’il m’a apporté une bonne étoile qui a brillé jusque dans les sombres fumées d’un incendie.


Vincent, une jolie rencontre inattendue

J’ai vu ton appel sur Instagram, comme quoi tu cherchais des témoignages positifs vis à vis du confinement. Je ne sais pas si le mien entre dans cette catégorie mais je vais le partager quand même. J’ai profité de ce temps pour m’inscrire sur un site de rencontres, sans vraiment y croire car ma dernière relation amoureuse avait laissé pas mal de traces et je ne savais pas si j’étais prêt à m’investir de nouveau avec quelqu’un et à montrer de l’intérêt pour connaître une nouvelle personne. Après quelques discussions foireuses, j’ai échangé avec une femme avec qui le courant est tout de suite passé. C’était fluide, drôle, intéressant et on a tout de suite matché.

Même plus, un véritable (énorme) coup de coeur, et ça faisait un moment que je n’avais pas ressenti ce genre d’émotions pour quelqu’un. Le hasard a fait qu’on habite dans le même quartier, puisqu’elle est dans un immeuble face au mien, mais on s’est dit qu’on allait respecter le confinement jusqu’au bout. Nous nous sommes vus quand même, d’une fenêtre ouverte à l’autre, on a partagé un apéro chacun chez soi et c’est hyper chouette. On a hâte que la date de fin du confinement approche pour pouvoir enfin passer du temps ensemble, réellement. Je ne sais pas où cela va mener mais au mieux, ce sera une belle histoire d’amour. C’est ce que l’on souhaite tous les deux. 


Charlène, se lancer passionnément

Je suis nulle en rédaction mais je voulais tout de même m’essayer à ce petit exercice, je pense surtout pour moi. J’avais envie de poser sur papier (clavier) ce que je suis en train de faire en ce moment et peut-être réaliser un peu plus.

Je me suis reconvertie pâtissière en 2015, suite à une formation et première expérience professionnelle dans le domaine de la communication. J’aimais ce que je faisais mais j’ai voulu me prendre une petite année sabbatique à apprendre de nouvelles compétences avant de trouver un « vrai » job dans une agence de com. Sauf que, comme d’hab’, la vie ne se passe pas comme prévu. J’ai tellement aimé la pâtisserie que je n’ai pas pu m’arrêter. D’autant plus qu’on me proposait des jobs à l’étranger, mon rêve. J’ai donc pu m’éclater quelques années, en France, à l’étranger et me suis bâtie ma petite expérience dans différentes maisons. 

En 2017, je suis passée cheffe pâtissière à Melbourne. Le travail était génial, j’étais complètement autonome, n’avait quasiment aucun compte à rendre et je me sentais vraiment indépendante et épanouie dans mon boulot. Et pour couronner le tout, j’avais de très très bonnes conditions de travail, un vrai bonheur. Quand je suis rentrée en France en 2018, j’ai eu énormément de mal à me ressentir bien quelque part. Je ne supportais plus les transports qui ne m’avaient pourtant jamais dérangée, les horaires à n’en plus finir (sans compensation évidemment, vive les métiers de bouche en France), les patrons sans aucune considération et j’en passe… J’ai donc papillonné à droite à gauche jusqu’à craquer et accepter un job de bureau à 10min de chez moi pour me reposer un peu et réfléchir à la suite.

Mes amis me poussaient désespérément à devenir complètement indépendante et créer ma petite pâtisserie. Je leur disais que ce n’était pas si simple, que je n’avais aucun fond nécessaire pour ce genre de structure etc mais je me suis rendue compte finalement que je cherchais seulement des excuses et que je n’en trouvais pas le courage. Car j’avais peur de me lancer dans l’inconnu, car j’avais peur que l’on aime pas ce que je fais, car j’avais peur de me casser la figure. 

Au moment où le confinement est arrivé, je cherchais de nouveau un boulot en pâtisserie car j’étais en manque. Sauf qu’on connait tous la suite, « restez chez vous », on ferme tout, blablabla. Au début, comme un peu tout le monde j’imagine, je me suis dit « c’est pas grave, ça ne va pas durer longtemps, profites en pour bien réfléchir et trouver une boite qui te conviendra vraiment ». Finalement, après les annonces de rallongement du confinement et les moultes demandes d’amis et connaissances en manque de petites douceurs, j’ai décidé de faire des pâtisseries à livrer. Des choses simples, qui plaisent et qui ne demandent pas de faire 20 magasins différents pour trouver les ingrédients. Je ne pensais pas que ça prendrait si bien. Avec le bouche à oreilles, j’ai eu de nouvelles commandes, de clients qui ne sont pas mes amis ah! Ce que je fais a vraiment l’air de plaire et ça j’ai du mal à y croire. J’ai commencé à avoir ma petite organisation, mon petit carnet de commandes, mon petit planning de livraison, c’est tellement gratifiant et satisfaisant. Et surtout, je kiffe ça. Mais genre vraiment. Être ma propre boss a toujours été ce que je voulais être. Même en bossant pour des patrons, j’ai toujours eu ce côté autonome et indépendant, « laisse moi gérer ».

Au final, cette période si particulière m’aura vraiment permis de réaliser que oui je pouvais entreprendre et que oui j’allais enfin le faire. Je ne pense pas que ce déclic serait arrivé dans notre routine habituelle. Et même si ce n’est pas un moment facile, que beaucoup de personnes souffrent, je suis reconnaissante d’avoir utilisé ce temps positivement, pour me faire avancer. Je ne sais pas où tout ça va me mener mais j’ai définitivement envie de continuer sur cette lancée !


H. , du self-love

Alors voilà, comme tu l’as dit, beaucoup ont pu profiter de ce confinement pour renouer des liens ou retrouver des personnes qu’ils avaient perdues de vue, et bien moi j’ai un peu fait le processus en sens inverse : j’ai dénoué des liens. Quelques semaines avant le début du confinement, je me suis séparée de mon copain, celui que j’estimais plus que tout au monde. Notre histoire a été parsemée d’obstacles en tout genre, et ce, pendant plus de 2 ans. Pour te situer brièvement le contexte, on s’est rencontrés lorsque lui était encore en couple, on est devenu très amis rapidement, et puis tout en conservant sa relation, les sentiments ont commencé à franchir la limite de l’amitié, de manière platonique. Il a fini par mettre fin à sa relation et on est entrés dans un cercle d’attente et de mauvais timing pendant plus d’un an, au cours duquel, il laissait entrevoir à la fille éperdument amoureuse que j’étais des centaines de chances pour que ça marche entre lui et moi, pour finalement tout le temps en revenir au fait qu’il ne voulait pas s’engager dans une relation trop sérieuse. Alors j’ai attendu. Vraiment longtemps. On s’est disputés au point de se déchirer plusieurs fois, pour finalement toujours se retrouver, comme si tout était et serait toujours intact entre lui et moi. Et un jour, il est revenu vers moi, différent, et prêt cette fois-ci à entamer cette histoire, pour de bon. C’était merveilleux. Mieux que tout ce que j’avais pu imaginer, pendant 3 mois. Puis ça a dégringolé, trop rapidement et sans trop d’explication. Il ne se sentait plus capable de me donner ce que je méritais réellement, et avait peur de me blesser, une fois de plus, en laissant les choses couler trop longtemps. Alors cette fois-ci, aussi dur que ça ait pu l’être, c’est moi qui ai pris les choses en main et qui ai mis un terme à cette relation si toxique. Une rupture n’est jamais facile, mais quand elle est prononcée à contre coeur, c’est difficile d’en sortir intact.

Puis ce confinement est arrivé. Avant, et dans les premiers jours, il avait repris contact, me disant que je lui manquais, et que même si il savait que ce choix avait été le meilleur à faire, il le regrettait. Dire des choses pareilles à une fille amoureuse autant que je pouvais l’être ça ne fait vraiment pas du bien. Alors dans les premières semaines, j’ai entrepris de me lancer dans l’écriture thérapeutique. Sans trop rien attendre, j’ai commencé à écrire sur cette histoire d’amour, de ses débuts jusqu’à sa récente fin. J’y ai passé des nuits et des après-midis entières, à taper comme une folle. A l’heure actuelle, je crois avoir rédigé une trentaine de pages, sans même être arrivée au bout de l’histoire. J’ai fais une pause, parce que si au début, ça m’aidait réellement à me rappeler ce pourquoi on en était arrivé là aujourd’hui, à la fin j’en venais à ressasser des souvenirs passés, bons comme mauvais, et ça ne faisait que tourner en boucle dans ma tête. J’ai donc décider de prendre soin de moi-même, de toutes sortes de manières différentes, j’ai simplement essayé de profiter au maximum de chacun des moments que je passais toute seule. Après quelques jours de danses intensives, musique à fond, de moments de joie absolue passés avec ma famille et de toutes sortes de moments me faisant me sentir mieux, j’étais vraiment heureuse.

Je me couche maintenant avec un sourire que j’avais perdu, et me réveille en essayant de le fixer pour la journée, et ma plus grande fierté c’est d’avoir découvert que je ne le devais qu’à moi seule, je n’avais besoin de personne d’autre pour être simplement heureuse. Je n’ai besoin ni de lui ni d’un autre, je veux simplement profiter, me faire plaisir, me plaire, apprécier ma vie telle qu’elle est et me sentir incroyablement chanceuse de ma condition. Cela fait plus d’un mois maintenant que je n’ai pas eu de nouvelles de lui, et je peux dire avec conviction que je suis bien comme ça. Si n’importe qui d’autre dans une situation comme la mienne venait à lire cela, je voudrais lui dire qu’elle va y arriver, que toute la force dont elle a besoin est déjà ancrée en elle, et qu’elle ne demande qu’à exploser pour lui faire voir le monde sous un tout autre angle, bien plus positif, et dans lequel elle deviendra celle qu’elle doit aimer plus que tout autre au monde.


Je vous remercie tous et toutes de m’avoir fait confiance et d’avoir pris le temps de me remercier via vos nombreux mails. Vous donner la parole est essentiel pour moi et j’avais hâte de publier ce premier article de témoignage. On se donne rendez-vous très vite pour la deuxième et dernière édition. Encore merci, et vive vous ! ♥︎

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  1. Oceane 10 mai 2020

    Tellement émouvant … j’en ai pleuré, je m’y suis retrouvée, ça m’a apaisé, déculpabilisé d’avoir bien vécu ce confinement. Merci Angeline d’avoir partagé ces témoignages et merci à toutes ces personnes d’avoir bien voulu partager leurs histoires.
    ❤️

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Océane > Ooh non :( ♥︎

  2. Lucie 10 mai 2020

    De magnifiques témoignages!

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Lucie > Oh que oui ! ♥︎

    2. Tiphaine 11 mai 2020

      Oh ! Mais merci à toi Angéline de nous avoir partagé ça et merci à vous les lecteurs qui ont osé envoyer leur jolie parenthèse

  3. shininghedgehog 10 mai 2020

    Merci à toi d’avoir eu cette belle idée d’article, et toutes ces histoires sont si inspirantes.

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      shininghedgehog > J’en suis très fière, d’avoir pu mettre en lumière ces belles histoires !

  4. Louisa 10 mai 2020

    Je pense que je ne suis pas la seule mais des petites larmes ont roulé sur mes joues en lisant ces témoignages, j’ai hâte de lire la suite et de peut être partager à mon tour ma parenthèse

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Louisa > Oh, des câlins ♥︎

  5. Eva 10 mai 2020

    Merci Angéline et toutes et tous pour ces partages qui font échos <3

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Eva > Merci d’avoir pris le temps de les lire :)

  6. Mélanie 10 mai 2020

    Merci H. (Et les autres aussi) pour cette belle histoire, je traverse également une rupture qui est arrivée pendant le confinement et ton petit mot m’a redonné le sourire et l’envie de me sortir tout ça de la tête et de redevenir la fille heureuse et joyeuse que je suis !
    Merci Carnet Prune ! Très bel article et bonne idée :)

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Mélanie > Oh que oui, c’est chouette de lire ça :) VIVE TOI ♥︎

  7. Merci à toutes les personnes qui ont témoigné et à ton appel Angéline pour nous donner la parole, je termine la lecture de cet article les yeux mouillés.

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Claire > Ooh noon, des câlins ♥︎

  8. Manon 11 mai 2020

    Merci Angéline pour cet article !
    C’est une idée géniale et aussi thérapeutique d’avoir écrit que de lire tous ces témoignages ! <3

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Manon > Merci encore pour ton histoire ♥︎

  9. Pénélope 11 mai 2020

    Angéline, merci pour ces partages, et merci aux auteurs pour ces témoignages ! Aussi émouvants qu’inspirants !
    J’ai déjà hâte à la seconde édition !

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Pénélope > Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot, je suis heureuse que ces témoignages t’inspirent :)

  10. Johanna 11 mai 2020

    Je trouve que ce serait super d’avoir aussi un article avec des témoignages de gens qui ont vécu un confinement moins positif (solitude difficile, isolement, soignants, malades etc)… je sais que ton idée partait de vouloir partager du positif, mais je pense que l’on risque de voir beaucoup d’articles de ce genre dans les jours à venir, et ce serait dommage de ne pas mettre en lumière aussi ceux qui ont eu moins de chance, ça peut nous permettre de prendre conscience de ne pas oublier ces gens là, de ne pas arrêter les nouvelles solidarités à la fin du confinement officiel :)
    Bises

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Johanna > Je comprends très bien ce point de vue, mais ce n’est pas prévu je suis désolée :/

  11. Laurie LB 11 mai 2020

    Je n’ai pas eu de révélations pendant ce confinement, j’attendais un signe, quelque chose, pour savoir si j’étais sur le bon chemin professionnellement parlant. Je ne sais toujours pas… Mais ces témoignages font du bien <3 J'écrivais ce matin dans mon journal que je culpabilisais de penser que ce confinement m'a fait du bien (moins de stress notamment), que d'être dans ma bulle m'a fait du bien alors que beaucoup de personnes ont souffert pendant ce temps. Et puis, je me suis rappelé qu'à mon niveau j'ai fait ce que j'ai pu en restant chez moi et que j'avais le droit de ressentir du calme et de la reconnaissance pour cette parenthèse de deux mois. Ces témoignages m'ont également déculpabilisé d'avoir bien vécu le confinement. Alors merci pour tous ces partages <3

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Laurie > Je comprends totalement ton point de vue, merci d’avoir partagé tout ça :)

  12. Ambre Charline 11 mai 2020

    Hello Angeline (et toutes les personnes intervenant dans cet article !)

    C’est un réel soulagement pour moi de lire des témoignages aussi positifs, et de voir que je ne suis pas là seule à avoir si « bien » vécu ce confinement. C’est intéressant de voir que finalement on a tous eu cette pause forcée dans nos quotidiens à mille à l’heure et que surtout on a su y trouver du positif. Parce que c’est ça l’important, on sait que ça n’était facile pour personne mais qu’il fallait y voir un exercice pour trouver du positif.

    Pour moi aussi ça a été bénéfique, car ça m’a permis de prendre du recul. De faire avancer des réflexions que je menais en pointillés depuis des mois. Et surtout de savoir ce qui était primordial pour moi. Quelles sont les personnes primordiales pour moi aussi.

    J’ai presque peur de retrouver la vie d’avant, ou la vie normale. Et si ce n’est pas de la peur, je n’ai pas du tout hâte de retrouver ce rythme effréné. Mais je sais que je le retrouverai avec une nouvelle clarté en tête, de savoir que ça ne me convient pas et que je dois travailler à changer ce qui ne me convient plus.

    Je finis ce (trop) long message par te dire merci de nous avoir mis un coup de pied aux fesses pour les lecteurs de l’ombre. Je lis tous tes articles mais commente rarement et c’est vrai que c’est bien bête. Donc merci Angeline, pour ton univers, ton contenu et ta bonne humeur qui nous a fait tant de bien pendant cette période (et même avant !)

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Ambre > J’espère que la reprise s’est bien déroulée pour toi… Merci en tout cas pour ton petit message ♥︎

  13. Morgane 11 mai 2020

    Très touchant ces témoignages. Merci pour ces instants de vie. :)

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Morgane > merci :)

  14. Marion 11 mai 2020

    Magnifique article ! Merci pour ces partages ! Et quelle stupeur de voir le récit de Justine, je déduis que j’habite dans la même rue qu’elle (mais un peu plus loin). J’ai aussi été réveillée lors de l’incendie et assistée impuissante à l’intervention des pompiers depuis mon balcon. Se faire réveiller à 3h du mat par quelqu’un qui crie « au feu, réveillez-vous » depuis la rue ça secoue, donc je n’ose imaginer quand c’est son propre immeuble qui est concerné. Contente de voir qu’elle a pu trouver un peu de réconfort dans le voisinage !

    1. Carnet Prune 11 mai 2020

      Marion > Ohlala mais c’est dingue ! Les récits croisés ! Et oui, heureusement, tout va bien désormais =)

  15. Célia 11 mai 2020

    « Lectrice de l’ombre », mais c’est moi ça !
    Merci Angéline pour cet article inspirant, émouvant, et dynamisant !
    Hâte de lire cette deuxième édition, et peut-être partager aussi mon petit témoignage :)

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Célia > Merci beaucoup d’avoir laissé un petit mot ici :)

  16. Anne-Lise 11 mai 2020

    Je suis très touchée (moi aussi émue) par tous ces mots, ils vont m’aider à lâcher prise… Merci très fort et très grand à vous Angéline et à toutes ces autres belles personnes qui ont réussi à prendre du recul sur eux-mêmes, cela fait du bien ! ❤️

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Anne-Lise > Oh, je t’envoie toutes mes pensées, courage ❤

  17. Laura 11 mai 2020

    Très touchent cet article, merci ❤

  18. Vanessa 15 mai 2020

    Merci beaucoup pour cet article, d’avoir fait appel à ta communauté pour témoigner, de leur avoir laissé la plume. Les textes sont tellement émouvants, surtout celui de Justine où mes yeux se sont brouillés.
    Bravo à vous tous et plein de belles choses pour la suite.
    Encore merci Angéline de proposer ce genre d’articles. J’ai l’impression que cela clôt avec douceur les journées jeux, énigmes que tu faisais sur Instagram.

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Vanessa > Merci infiniment pour ton petit mot :)

  19. Clémence 17 mai 2020

    Tous ces temoignages m’ont tellement touchés ! (et dire que j’ai apporté aussi ma petite pierre à ce grand édifice). Des bisous !

    1. Carnet Prune 22 mai 2020

      Clémence > *des bisous*

  20. Marielou 18 mai 2020

    Ça fait du bien de lire tous ça. Moi mon confinement a été sinonyme de rupture pleures et dépression. Ça fait du bien de voir que d’autres personnes en ont tiré du positif. A mon tour à présent.

    1. Carnet Prune 25 mai 2020

      Marielou > Courage ♥︎

  21. Annalena Travel's 18 mai 2020

    Des récits touchants, inspirants, motivants… waw ! merci pour cet article et pour ces témoignages !

    1. Carnet Prune 25 mai 2020

      Annalena Travel’s > Merci d’avoir pris le temps de les lire ♥︎

  22. Florine 19 mai 2020

    Ton histoire m’a beaucoup touché <3

    Beaucoup de résonance avec la mienne : Après des études de droit et un début de carrière de juriste, j'ai fait un virage à 180 degrés et me voici sur le chemin de la réconciliation avec moi avec une formation pour devenir naturopathe!

    Tu devrais regarder les formations pour de venir Doula ;)

    Bonne route !

  23. Alexia 20 mai 2020

    Je pense que c’est le genre d’articles que j’ai préférés lire pendant cette période si particulière. Merci d’avoir partagé ça avec nous !

    1. Carnet Prune 25 mai 2020

      Alexia > Merci d’avoir pris le temps de le lire :)